Comment s’assurer de choisir un artisan immatriculé ?

Comment s’assurer de choisir un artisan immatriculé ?

Qu’est-ce qu’un artisan immatriculé? Le choix d’un artisan devra tenir compte de plusieurs critères dont les qualifications professionnelles, les formations suivies, les réalisations ou encore l’ancienneté dans le domaine d’activité. À cela s’ajoutent d’autres indices qui permettent d’assurer le sérieux de l’artisan tel que la souscription à l’assurance professionnelle et l’immatriculation au répertoire des métiers.

Le numéro de Siret : l’indice de compétence

Pour s’assurer des compétences d’un artisan ou d’une entreprise artisanale, Michaël Mahiddini conseille de vérifier en premier lieu son numéro de Siret. Délivrée par l’INSEE, les numéros de Siret (ou Siren) désignent un établissement ou d’un artisan et viennent témoigner du sérieux et de la légalité de ces derniers. En effet, le numéro de Siret n’est ni un label ni une marque, c’est plutôt une preuve qui vient garantir la légalité de l’activité de l’artisan ou de l’entreprise artisanale vis-à-vis de l’administration.

L’INSEE liste notamment toutes les entreprises artisanales et les artisans indépendants immatriculés au répertoire des métiers. Aussi, pour rechercher une entreprise ou un artisan et vérifier sa légalité, il suffira de connaitre son numéro de Siret ou de Siren. Comme chaque numéro est propre à une entreprise, il sera facile de vérifier s’il est bel et bien inscrit au répertoire des métiers. Michaël Mahiddini conseille à ceux qui ne disposent pas du numéro de Siret de se référer au numéro de Siren qui correspond à ses 9 premiers chiffres.

De quelles informations pourra-t-on disposer ?

L’inscription au répertoire des métiers d’un artisan ou d’une entreprise artisanale tend à démontrer sa légalité comme on a pu le voir plus haut. Michaël Mahiddini rappelle qu’un coup d’œil sur sa fiche donnera accès au nom ; à l’adresse d’implantation ; à l’activité et la date de création ; au type de société ; à la tranche effective ; aux établissements de l’entreprise (généralement un pour les entreprises artisanales) ainsi qu’au code APE qui vient préciser l’activité de l’entreprise ou de l’artisan (cela se réfère généralement son domaine d’activité et peut s’agir de construction, de fabrication ou encore de commerce). À noter que la fiche peut être mise à jour régulièrement en fonction des changements entrepris au sein de l’entreprise artisanale.

artisan immatriculé

Rechercher des informations dans les bases privées

Michaël Mahiddini avance que même si l’accès aux informations concernant l’activité de l’artisan ou de l’entreprise reste la meilleure solution pour mieux les connaitre, il reste que cette base n’est pas toujours pratique. En effet, il n’est possible de rechercher l’entreprise artisanale ou l’artisan que par son numéro de Siren. Pour rechercher des informations plus ciblées, comme avec sa raison sociale ou son département, il faudra se tourner vers les bases de données dites privées.

Parmi les bases privées accessibles gratuitement au public, on citera les sites : http://www.infogreffe.fr; http://www.societe.com; http://www.score3.fr; http://www.manageo.fr; http://www.bilansgratuits.fr ainsi que http://www.verif.com. Ces bases reprennent les infirmations délivrées par l’INSEE, mais les mises à jour ne sont pas aussi fréquentes qu’avec les fiches.

À noter que les bases privées contiennent également des informations sur l’état financière de l’entreprise, cela permet d’évaluer sa solvabilité, mais il faut savoir que l’accès à ces types d’informations est généralement réservé aux professionnels et est souvent payant.

Pour ceux qui craignent de se retrouver avec les fiches et les descriptifs d’entreprises artisanales qui ont déjà fait faillite, Michaël Mahiddini conseille de revérifier la base du numéro Siren à partir du numéro d’immatriculation au répertoire des métiers obtenu auprès de l’INSEE. Il se peut par exemple qu’une entreprise qui a été mise en liquidation judiciaire depuis plus de deux ans apparaisse encore dans les répertoires Siren et Score3. Cela peut s’expliquer par les défauts de mises à jour réguliers, c’est pourquoi Michaël Mahiddini conseille de rechercher le maximum d’informations possibles, notamment des numéros de téléphone ou des sites mail pour s’assurer que l’entreprise existe encore.

 

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